Vis Dans Ma Ville x Cité Cap : La parole est donnée aux habitants de Vand’Est

 In Actualité générale, Cité Cap

Vis Dans Ma Ville, une grande fête de quartier organisée par Respérance à Vand’Est a accueilli Radio Campus Lorraine pour interviewer les habitants du quartier. Si le projet Cité Cap de la radio avec Respérance a donné la parole aux plus grand dans sa première série de portraits, le 23 juin 2018 ce sont les enfants qui sont venus prendre la parole ! Ils nous parlent de leur quartier ainsi que de leurs rêves…

Dans le cadre de Cité Cap, Radio Campus Lorraine réalise des portraits radio d’habitants du quartier Vand’Est. Le 23 juin 2018 lors de l’événement Vis dans ta ville à Vandœuvre-lès-Nancy, ces portraits ont été diffusés aux habitants tandis que de nouveaux portraits ont été réalisés, ceux des enfants du quartier. Ils se sont présentés spontanément à peine le studio de radio installé. S’ils sont venus par curiosité, les enfants sont restés parce qu’ils avaient des choses à dire !

 

« C’est un quartier solidaire »

Rebecca, Inès, Farah, Shainess et d’autres filles se sont réunies autour du petit studio de Radio Campus Lorraine installé au milieu de la kermesse de Vis Dans Ma Ville. Elles parlent de leur quartier qu’elles aiment avec ses défauts et ses qualités. « On se connait tous« , « C’est un quartier solidaire » disent-elles. Elles préfèrent vivre ici qu’en ville où on ne connait pas son voisin.

 

 

« Dans notre quartier on se connaît tous, on se dit bonjour, on discute, c’est un quartier où on est tous sociable »

Pour les enfants qui vivent depuis toujours dans ce quartier jugé sensible, la vie est simple et ils s’y sentent bien. Pour l’occasion du barbecue de Vis Dans Ma Ville, il y règne une ambiance aux allures de grand repas familial. Jeunes et moins jeunes sont ensemble. Pour Nolan élève en 6ème : «Dans notre quartier on se connaît tous, on se dit bonjour, on discute, c’est un quartier où on est tous sociable».

Conscients de toutes les différences qui les caractérisent, ces jeunes enfants restent focaliser sur tout ce qui les rassemblent. Harman 13 ans nous dit « Dans le quartier, il y a des différences mais beaucoup de ressemblances, les valeurs du quartier reposent sur le respect entre nous, qui passe par la communication« .

 

Les jeunes parlent de musique, de leurs textes et de ce qu’ils racontent

Vis dans Ma Ville, c’est des jeux de palets, des concours de corde à sauter ou encore pleins d’autres stands où les enfants peuvent s’amuser. C’est aussi s’amuser en s’instruisant : autour d’un Blind Test, les enfants parlent de musique mais débattent aussi de leurs textes. Radio Campus Lorraine leur fait parler des musiques qu’ils écoutent la plupart du temps sans comprendre véritablement leurs sens. Après une seconde écoute plus approfondie, ils sont unanimes pour dire que certains chanteurs notamment Kaaris avec Bloows ou Niska dans sa chanson Reseaû ne sont pas des exemples pour eux. Pour Nayla « Il parle trop mal des femmes » dans cette chanson.

(Deuxième partie du Blind Test)

 

Rebecca veut devenir chanteuse. Vis Dans Ma Ville est l’occasion de chanter tous ensemble mais aussi seul. En exclusivité sur Radio Campus Lorraine, on écoute Rebecca en a capella sur la chanson Je voulais de Marwaloud et Laguardia.

 

 

Les enfants désirent des activités adaptés à chaque âge

Tania, Inès, Léa et Shanna prennent la parole pour parler de leurs envies et de leur quartier. Ce qui est important pour elles lorsque des événements comme Vis Dans Ma Ville sont organisés est d’être ensemble, « d’être regroupés ensemble ».

Elles voudraient plus d’activités de leur âges et adaptées pour chaque âge ; pour les jeunes, pour les ados et même pour les adultes. Beaucoup de gens se connaissent mais plus on se rencontre et on fait des choses ensemble, plus on pense aux autres et on est moins égoïste selon elles. Elles adorent La Pagode et Respérance pour toute l’ouverture sur le monde que cela permet !

« Une activité pour les ados » qu’est-ce que c’est selon elles ? Ce sont des activités sportives (gymnastique, natation) mais aussi des balançoire pour les grands, des soirées à thème dont des « soirée mousse »…

Tania, Inès et Léa abordent même des sujets politiques et sociaux : certaines activités sont trop chères (gymnastique, natation) et l’une d’elle souhaiterait au moins une journée à tarif réduit de temps en temps comme si elle sait la difficulté de pérenniser un tarif réduit sur ce genre d’activités. Dans un autre temps, une des filles parle du fait que certains parents ne sortent pas assez et donc que les enfants ne peuvent pas assez profiter des activités et des autres enfants.

 

 

Ils rêvent pour leur avenir…

Fatima-Zara, Limar et Katia parlent de leur vie, de leurs rêves de voyage au Japon pour la culture ou en Russie pour les grands espaces. Elles racontent ce qu’elles pensent du quartier où elles grandissent, Vand’Est Étoile. Fatima-Zara et Limar veulent devenir médecin, peut-être en cabinet, parce qu’elles aiment prendre soin des autres. Katia semble curieuse de plein de choses. Elle hésite entre archéologue, médecin ou scientifique mais cette après-midi c’est à la technique de radio qu’elle était en assistant Tom derrière la table de mixage.

Elles parlent de Vand’Est. Selon Limar, le quartier est petit mais très conviviale et « ça bouge », c’est dynamique. Katia trouve dommage que les jeunes prennent exemple sur les grands qui se battent et s’insultent pour le reproduire. C’est « une boucle infernale qui se reproduit de génération en génération ». Les filles aborde également le harcèlement, notamment à l’école : « il faut en parler, en parler aux adultes, à la maîtresse », à ceux qui peuvent aider, disent-elles.

Elles sont rejointe par Mazel, qui aime aussi son quartier même s’il ne le trouve pas assez propre et rénové. Mazel a la tête dans les étoiles et veut devenir astronome ! Il rêve d’aller marcher sur la lune mais ce sent plus en sécurité derrière son télescope que dans une combinaison d’astronaute.

 

 

Vis Dans Ma Ville : un investissement bénévole mais important pour le quartier

Chaque année, au début de l’été, l’association Respérance organise une grande kermesse au sein du quartier Vand’Edst, réputé comme sensible. L’association Respérance, c’est 120 bénévoles qui mène des actions dans des quartiers dits sensibles. Les bénévoles proposent de l’animation de rue pour enfants dans le but de partager des valeurs chrétiennes dans le respect des croyances de chacun. Des évènements « spéciaux » sont aussi organisés tels que des kermesses, des spectacles, des tournois de foot, etc. Les activités proposées sont entièrement gratuites.

Grace, membre de Respérance, nous présente l’association. Cette année, l’association a pu récolter des fonds pour organiser une colonie d’été pour les enfants du quartier Vand’Est. Ce séjour sera gratuit car beaucoup de parents dans ce genre de quartier ne peuvent pas se permettre d’offrir des vacances en colo à leurs enfants. 

 

Chez Respérance, on ne fait pas de différence : « tout le monde est le bienvenu qu’il soit musulman, chrétien, juif ou orthodoxe »; explique Jean-Marc, pasteur de Vandoeuvre et membre de l’association. « Notre but est de transmettre l’amour de dieu et aussi l’amour du prochain ».

 

Pour ces quartiers comme le Vand’Est réputés comme sensibles, le partage entre les différentes personnes et les différents communautés est quelque chose de primordial. Pour Dominique Trompe, membre de Respérance et de l’église évangélique de Vandoeuvre, ce qui lui plaît et qui l’a poussé à être bénévole « c’est de pouvoir partager certaines valeurs avec les habitants du quartier ». « C’est réputé comme un quartier sensible mais justement, il faut aller vers eux et partager avec eux et essayer de les comprendre ».

 

Francis, bénévole pour l’association espérance depuis maintenant un petit moment, aimerait qu’il y ait plus d’évènements de ce genre, pas des évènements de cette envergure mais plus de petits évènements et de façon régulière : « On vivrait vraiment ensemble pas de manière ponctuelle mais de manière vraiment constante ». Malgré ce que l’on peut entendre parfois sur le quartier Vand’Est, pour lui « c’est un quartier comme les autres lorsque l’on est vraiment à l’intérieur ».

 

Pour Corentin, également bénévole, cet investissement est tout aussi important pour eux comme  pour le quartier : « Je trouve que c’est important de montrer aux endroits de la ville où on ne va pas forcément au quotidien ou qui ne sont pas forcément mis en valeur par d’autres choses qu’on pense aussi à eux et qu’ils ne sont pas délaissés ». « C’est vrai qu’on dit souvent que c’est un quartier sensible mais c’est aussi un quartier qui a besoin de vivre », ajoute-t-il.

 

 

Les portraits de Cité Cap x Respérance

Radio Campus Lorraine a réalisé des portraits d’habitants du quartier Vand’Est en amont du 23 juin 2018. Ceux-ci ont été diffusé lors de Vis Dans Ma Ville et sont aussi disponibles ici. On vous propose de commencer par celui de Kheira, le premier portrait réalisé

Portrait de Kheira, pâtissière au grand cœur

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