P. Mutzenhardt sur la hausse des frais d’inscription : « on n’était pas pour la différenciation mais il va falloir qu’on l’applique »

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Mercredi 12 juin dernier, Radio Campus Lorraine recevait Pierre Mutzenhardt, Président de l’Université de Lorraine (UL). C’était l’occasion de revenir sur les thématiques relatives à la vie étudiante et à l’UL. Au programme de cette interview, bilan des formations, mobilité, rénovation des locaux, hausse des frais d’inscription des étudiants extra-communautaires, Université de la Grande Région (UniGR) et discriminations.

 

« On offre aux étudiants […] une palette [de formations] qui est vraiment très large »

C’est un bilan très positif que le Président de l’UL tire des formations. Plus de 500 à l’UL, et « les formations trouvent leur public ». Pour l’année universitaire 2019 – 2020, de nouveaux doubles diplômes devraient arriver, ainsi que d’autres formations à retrouver lors de la conférence de la rentrée. « On veut continuer mais raisonnablement à étendre la palette », nous explique Pierre Mutzenhardt.

Concernant Parcoursup et les nouveaux étudiants, une nouveauté a été adoptée par l’UL. Une réponse « oui si », comme nous l’explique le Président Mutzenhardt, indique une formation pour laquelle on conseille aux étudiants de suivre un cursus aménagé. L’objectif est de mieux réussir finalement dans la formation souhaitée à l’Université. Près de 500 candidats ont été acceptés d’après le Président de l’UL.

Il affirme également qu’il y a « vraiment très peu de gens qui ont eu une réponse ferme et définitive pour l’instant ». D’après lui, l’UL a de quoi accueillir tous les futurs étudiants. « On n’est pas inquiet du fait que les étudiants aient bien parmi les vœux qu’ils ont choisi un vœu sur lequel ils pourront aller. »

 

Quel avenir pour les mobilités à Nancy et à Metz ?

 

Après la construction du parking du campus Brabois, il n’y a pas d’autres projets de parking pour l’UL. Le Président Mutzenhardt se justifie en expliquant que « le fait d’en construire plus (des parkings), n’est pas forcément une option […], L’Université de Lorraine va se stabiliser à 60 000 étudiants ».

L’UL préfère régler le problème de la mobilité vers un modèle écologique. « Je voudrais saluer les efforts que font la métropole pour essayer d’adapter au mieux des nouveaux bus […] pour amener à chaque destination les étudiants », même s’« il y a encore des moments où c’est difficile de monter dans le tram ».

Pour le Saulcy, le Président de l’UL espère voir moins de véhicules et plus de « mode doux (vélo) » de transport. Un parking du Saulcy pour les résidents et personnels et l’utilisation de parkings relais sont à prévoir dans le cadre du développement durable et de la transition écologique.  « Il faut qu’on y arrive dans les deux ans », annonce Pierre Mutzenhardt, ainsi qu’un réaménagement des locaux pour créer des espaces de recherche et des espaces conviviaux.

 

Comment l’UL rénove les locaux ?

 

Le 24 avril dernier, l’équipe de la rédaction de Metz était en visite des locaux de la Licence arts plastiques, avec deux étudiantes. Des locaux peu exploitables pour les étudiants de la Licence, d’après elles. Pierre Mutzenhardt explique que l’UL « met à peu près 20 millions d’euros de travaux ou de maintenance », « c’est insuffisant mais on ne peut pas faire plus, et ils [les travaux] sont ordonnés par priorité ».

Le président Mutzenhardt termine cependant en expliquant : « On a des locaux qui par rapport à d’autres universités n’ont pas à nous faire rougir et sont plutôt de bonne qualité, mais il reste des points noirs, il faut absolument les enlever »

« Le nombre d’étudiants qui galèrent, il ne faut pas le négliger »

Le Président Mutzenhardt ajoute le fait que les étudiants n’ont pas forcément un niveau de vie aisé et évoque les agoraé de Metz. Une agoraé, c’est-à-dire une épicerie solidaire, avec des produits de première nécessité à bas coûts, va être mise en place à la faculté de lettres de Nancy. « On veut aussi augmenter le niveau des aides sociales que l’Université peut amener aux étudiants »

 

Quel avenir pour la hausse des droits d’inscriptions pour les étudiants extra-communautaires ?

L’université peut proposer 4500 exemptions, mais il y a 7000 étudiants extra-communautaires. Le problème selon le Président Mutzenhardt : appliquer les droits plus élevés « à qui et comment ? » Toutes les étudiantes et tous les étudiants pour la rentrée bénéficieront des « droits communautaires », comme pour d’autres universités, qui décident comme l’UL de temporiser. « On n’était pas pour la différenciation mais il va falloir qu’on l’applique », termine Pierre Mutzenhardt

Retrouvez la première partie d’interview ci-dessous.

 

L’université de la Grande Région, un modèle d’université européenne en frontière

 

L’Université de la Grande région – UniGR – est un groupement de six universités partenaires dont l’Université de Lorraine avec l’Université de la Sarre, l’Université de Trèves, l’Université de Kaiserslautern, l’Université du Luxembourg et l’Université de Liège. Une vingtaine de formations sont en commun dans ces différentes universités. Un moyen de favoriser l’apprentissage de plusieurs cultures, de plusieurs langues, selon le Président Mutzenhardt.

Pour les étudiants, le principal avantage de cette UniGR reste l’apport de formations communes aux universités. Le président de L’UL explique qu’« avec votre carte d’étudiant, vous pouvez aller à la bibliothèque de l’université du Luxembourg », et qu’une des directions d’avenir de l’Université de Lorraine serait de faire passer les étudiants un semestre dans une des universités de la Grande Région.

Retrouvez l’interview sur l’UniGR ci-dessous.

 

« Une des richesses de l’Université […] c’est la diversité des personnes qu’on rencontre »

 

« Ce qui est arrivé à Metz est lamentable et regrettable ». C’est ce que commence par annoncer Pierre Mutzenhardt quand on parle du racisme à l’UL. Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé des sanctions pédagogiques pour répondre aux violences. Cette solution est pour le Président Mutzenhardt une bonne solution. « Il y a des choses qui sont faites bêtement parce qu’on est dans la société, qu’on veut faire rire les gens, parce qu’on ne fait pas attention aux autres etc. et ça il faut le corriger »

La Ministre a également évoqué une journée nationale contre le racisme et l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur. Cette journée aura lieu le 21 mars 2020. Mais le président de l’UL évoque également les discriminations envers la communauté LGBT. « Il faut qu’on aide les gens et qu’on soit plus inclusif ».

Retrouvez l’interview sur les discriminations à l’UL ci-dessous.

 

Retrouvez le lien de l’émission complète ci-dessous.

 

 

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