Table Ronde MGEL : Dry January, sensibiliser et s’entraider face à l’alcool

 In Vie étudiante/université

Le mois de janvier touche à sa fin, mais ce n’est pas le moment de relâcher vos efforts si vous pratiquez le Dry January (janvier sec).
Pour sensibiliser aux problèmes que peut provoquer l’alcool, Radio Campus Lorraine et la MGEL s’allient pour une table ronde spéciale sur les problèmes d’alcoolodépendance.

Boire beaucoup, ça provoque quoi ?

Un Français consomme en moyenne 11,7 litres d’alcool par an, ce qui classe les Français assez haut dans la liste des pays les plus consommateurs.
Cela peut vous paraître bizarre, mais la Russie consomme environ un litre de moins par an.
Nos voisins les Allemands eux, nous dominent en étant cinquièmes de la liste.

D’un point de vue plus national, les régions de France aussi ont leur palmarès.
C’est en Guyane que l’on consomme le moins d’alcool quotidiennement. La région Occitanie, elle, serait la plus grosse consommatrice d’alcool par habitant quotidiennement.

L’alcool se consomme de plus en plus tôt. Dans les recherches de Santé publique France, l’évaluation de la consommation se fait dès l’âge de 17 ans. Selon l’INSERM, 8 % des jeunes qui boivent régulièrement ont 17 ans.

Boire régulièrement n’est pas sans risque pour la santé.
41 000 décès liés à l’alcool ont été comptabilisés en 2020. Ce chiffre comporte : 16 000 cancers, 9 900 maladies cardio-vasculaires, 6 800 maladies digestives et 5 400 accidents de la route et suicides, car l’alcool ne provoque pas de méfaits seulement sur le corps, mais fait aussi des dégâts dans le cerveau.

Autour de cette table ronde nos invitées Laura Pancetti, chargée de projets prévention santé solidarité à la MGEL et Lucie Ducceschi, infirmière à la Csapa de St-Dizier, ont répondu à nos questions sur l’impact de l’alcool sur nos corps.

L’impact de l’alcool sur le corps des femmes est non négligeable, notamment celui des femmes enceintes.
20 % d’entre elles admettent avoir bu pendant leur grossesse.

Consommation et addiction

Lorsqu’on pense alcool et jeunes, on pense aux soirées étudiantes, aux festivals, aux soirées d’intégration.
Comment consomment les étudiants du campus Saulcy ?

Comme vous pouvez l’entendre dans ce micro-trottoir, tous les étudiants ne boivent pas, certains sont même très réticents quant au fait que leurs amis boivent pour s’amuser.
Une consommation d’alcool excessive n’est pas simple à avouer devant un micro ou même dans sa vie privée.

Une addiction, quand on en souffre, devient vite une honte. On s’isole, devient dépendant d’une substance qui nous rend faussement heureux.
Comme on l’a vu plus tôt, les substances nous amènent à une mort parfois très prématurée. Il est donc important de savoir comme déceler une addiction chez quelqu’un de notre entourage, ou même savoir nous, nous poser les bonnes questions sur notre consommation.

Au cours de cette table ronde, nous avons abordé ces sujets de l’addiction ainsi que de la prévention avec Lucie Ducceschi et Laura Pancetti.

La culture de l’alcool, l’alcool en société

Lors d’une pause musicale de notre table ronde, nous avons écouté une musique assez évocatrice au sujet de l’alcool : “Sex Accordéon et Alcool” de Java, qui fait l’apologie de la consommation d’alcool en soirée pour s’amuser.
Et il n’est pas rare de trouver des musiques, des passages de films ou de séries qui glamourisent la consommation excessive d’alcool.
En réfléchissant, peu de chansons voire aucune évoquent les dangers de l’alcoolémie.

À la télévision, les pubs d’alcool sont interdites depuis 1991 avec la loi Evin. Cette loi interdit plutôt la propagande pour les boissons alcoolisées, toute publicité doit être assortie d’un message sanitaire “L’abus d’alcool est dangereux pour la santé“.
La culture peut nous influencer dans notre consommation, mais notre entourage également.

En effet, on vous a peut-être déjà demandé pourquoi vous ne buviez pas à cette soirée. Que vous devriez boire quelque chose pour vous lâcher. Ou même des personnes qui disent avoir besoin de cela pour passer une bonne soirée.
C’est de genre de remarques qui constituent la pression sociale face à l’alcool.

La vie sociale, quelque chose dont on a été coupé plusieurs mois durant les différents confinements. La solitude, l’ennui, le manque des proches, rester chez soi, ont été des facteurs aggravants pour une consommation excessive d’alcool et donc une possible alcoolodépendance.

Dry January

Le mois de janvier à sec est le mois idéal pour recueillir des informations sur l’alcoolodépendance, mais aussi pour se poser des questions sur sa consommation et boire de manière plus raisonnée à l’avenir.
Le dry january s’adresse “aux personnes qui réfléchissent à leur consommation d’alcool et souhaitent faire l’expérience d’une pause” selon le site officiel.

L’important est de communiquer avec les personnes qui subissent une alcoolodépendance, de rester présent, sans être dans le jugement, et de surtout garder un lien de confiance avec la personne que vous voulez aider.
Pour être aidé et si vous avez des soupçons au sujet d’un proche, quelques informations utiles :
Numéro et associations : vous pouvez joindre Alcool info service au 0 980 980 930, de 8 h à 2 h, 7 jours sur 7. Votre appel est anonyme et non surtaxé.
La permanence des Alcooliques anonymes : 09 69 39 40 20, des réunions sont aussi organisées, il suffit de remplir un formulaire sur le site qui va cibler vos problèmes pour une meilleure prise en charge.
Association addictions France bien sûr, qui dispose de centres partout en France.

L’entièreté de la table ronde est disponible dès maintenant sur le site de Radio Campus Lorraine.

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