Coronavirus : les étudiants étrangers « en difficultés »

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Trois étudiants étrangers de l’Université de Lorraine, en provenance de Colombie, se confient sur la situation actuelle, l’un depuis sa chambre de résidence universitaire, l’autre depuis sa collocation et enfin l’un depuis sa famille d’accueil. Ils nous exposent l’envers du décor de la précarité en tant qu’étudiant.

Nous avons recueilli les témoignages de trois étudiants étrangers de l’Université de Lorraine. L. S. D., J. DAVID PARDO et A. VELOZA sont arrivés sur le territoire français en septembre 2019 pour étudier la langue française, ils disent subir « un choc. » Ces étudiants du DéFle Lorraine (Département Français de Langue Étrangère) se retrouvent livrés à eux mêmes, déboussolés. Entre inquiétude et incertitude, ils nous rapportent l’état de leur situation actuelle, en temps de confinement.

Jose David PARDO, offre ses services au SOIP lors de visites de lycéens à l’université ou de journées portes ouvertes par exemple. Ce sont généralement des missions d’environ 60 heures par mois. Il est étudiant au DéFle et nous explique sa situation :

Quelles sont les conséquences engendrées sur la vie étudiante ?

Il nous divulgue ses difficultés. En effet, cet étudiant était un habitué de la Bibliothèque Universitaire ainsi que du Resto U :

En temps normal je réside à Monbois, dans ma chambre de 9m². Heureusement que je suis hébergé chez ma sœur le temps du confinement. J’ai discuté avec des amis ils m’ont dit que parfois ils se retrouvaient à ne rien faire de leur journée !

Jose DAVID PARDO

L. S. D., offre ses services en tant que baby-sitter chez un couple. Elle est chargée de s’occuper de l’enfant lorsque les parents sont au travail. En retour, elle est logée, nourrie et blanchie chez cette famille. Mais le confinement a changé son mode de vie :

Comment s’en sort-t-elle ?

Suivre les cours c’est problématique. Des collègues à moi n’ont pas accès à internet, n’ont pas de connexion pour suivre les cours. La bibliothèque leur permettait d’accéder aux outils informatiques.

L. S. D.

Andres VELOZA, également étudiant au DéFle, est très inquiet pour les jours à venir. Il a envisagé de rentrer dans son pays, en Colombie, mais sa situation financière ne lui permettait pas. Il se doit de vivre dans un « nouveau monde. »

Comment arrive-t-il à survivre dans ce « nouveau monde » ?

Habitué des bâtiments de l’université également, il est démuni :

Je n’ai jamais eu de cours en ligne. C’est complètement différent de ce à quoi je m’attendais. Je suis venu en France pour faire de nouvelles rencontres, étudier la langue, mais pas depuis mon ordinateur. Les professeurs ont fait de gros efforts pour maintenir les cours alors que c’est difficile pour eux également.

Andres Veloza

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