Projection du téléfilm « Meurtres en Lorraine » et rencontre avec Stéphane Bern

 In Sorties culturelles

Le vendredi 15 février 2019 à Nancy, le Caméo Saint Sébastien accueillait pour une projection publique René Manzor, réalisateur du téléfilm Meurtres en Lorraine, et l’acteur principal dudit téléfilm, qui n’est autre que Stéphane Bern.

Pour l’occasion, de nombreux élus ont fait le déplacement, comme par exemple Laurent HENARD, maire de la ville de Nancy, ou encore André Rossinot, Président de la Métropole du Grand Nancy. Et pour cause : la fiction portée ce soir sur grand écran se déroule, comme son nom l’indique, en Lorraine, mettant en avant les paysages et l’artisanat de la région. M. ROSSINOT n’hésitera d’ailleurs pas à faire quelques rappels historiques sur le Duché, son évolution, notamment autour du pays de Bitche. Mais ce qui a poussé le réalisateur à venir tourner en Lorraine… C’est Stéphane Bern lui-même, enfant du pays et féru de son histoire.

Pour son premier rôle de fiction, dans lequel il n’incarne pas sa propre personne, l’incontournable animateur de Secrets d’Histoire, explique ce choix sans détour : « J’avais besoin d’un repère, d’un ami : c’est la Lorraine ».

Avant que débute la projection, le micro passe donc de main en main : le maire de la ville de Nancy se montre heureux de voir Stéphane Bern de retour, expliquant que « Stéphane a ses habitudes à Nancy », avant de poursuivre sur l’importance du domaine des Arts et essais pour le rayonnement culturel de la ville. Une adjointe au maire va également souligner l’importance économique de tels projets : on parle de millions d’euros rapportés chaque année par le domaine de l’audiovisuel à la région Grand Est, et de centaines d’emplois locaux.

Le producteur du film se déclare quant à lui également « amoureux des Vosges du Nord et de Nancy », et prie l’audience de bien vouloir « préserver la surprise » pour les futurs téléspectateurs, en ne prenant ni photographies ni enregistrements vidéos durant la projection.

La séance peut alors commencer, et le film faire la promotion, en filigrane, de la richesse de la région : de nombreux plans réalisés au drone, principalement autour de la citadelle de Bitche, subliment les paysages ; le travail sur le son est aussi épuré, naturel, que l’image ; les séquences tournées, par exemple, dans les verreries rappellent l’importance du monde ouvrier dans la région, la richesse des techniques et des savoir-faire.

Puis, lorsque les lumières se rallument et que les applaudissements passent, vient un nouveau temps d’échange entre l’équipe du film et le public. Les interventions sont variées : « je suis fille de sidérurgiste, mon grand père à connu la mine, et j’ai grandi dans cet univers », nous dit une dame, qui s’avoue touchée par la retranscription des paysages, des sensations, de l’affect lié à ce passé. Ce à quoi répond Stéphane Bern, non sans humour, que c’est justement cela qui l’a poussé à venir tourner en Lorraine : « je ne peux pas vous dire combien de boules de Noël j’ai pu acheter à Meisenthal, j’avais l’impression de sauver l’usine ! » Il nous confie également quelques secrets de tournage, notamment à propos de la canicule du mois de juillet 2018 : lorsqu’en pleine après midi, le mercure atteignait les 40°C, les scènes de la mine, elle, le faisait descendre sous le zéro, d’après l’acteur.

Au sujet de la mine en question, située à Neuves-Maisons, , il faut rappeler la présence dans la salle de l’Agence du patrimoine et de la culture des industries (APCI), qui était là lors du tournage pour présenter les lieux à l’équipe du film, et dont le président, Vincent FERRY, se montre enthousiaste au sujet de cette fiction : « les gens qui visitent la mine nous demandent des infos sur le film !»

Arrivent ensuite les questions autour du rôle de Stéphane Bern, habitué de la caméra, mais sous une autre forme : « Stéphane a du apprendre à ne plus être animateur, malgré son habitude de parler directement à la caméra, nous affirme le réalisateur, s’amusant lui aussi : « Stéphane en gendarme, c’est comme Michel Drucker en cosmonaute ! Le spectateur se dit « qu’est ce qu’il fait à la gendarmerie ? » avant de se dire qu’il n’est pas Stéphane Bern, mais le lieutenant Nicolas Muller ». Il n’hésitera pas à parler de son acteur avec une certaine émotion, nous confiant trouver l’animateur touchant de par son naturel et sa passion communicative pour l’environnement du film, contrairement à ce qu’un comédien lambda aurait pu fournir.

Et Stéphane Bern nous le confirmera plus tard, lors d’une discussion autour d’un buffet d’amuse-bouches : « Je me sens profondément Lorrain », « ma salle de jeu, c’était la place Stan, le Musée, la place de la Carrière… »

Une rencontre autour d’une passion commune, donc : la Lorraine, terre de talent industriel et source de passion pour de nombreuses personnes. Passion que le téléfilm transmettra d’ici peu, sur petit écran, à travers toute la France.

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