Championnat de France Universitaire de Karaté 2017 : Combattants ces étudiants !

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Es-tu-sport ? était en direct du Championnat de France universitaire de Karaté à Pont-à-Mousson samedi 25 mars dernier, événement organisé par le Comité Régional du Sport Universitaire de Lorraine (CRSU de Lorraine).

Pour commencer, nous avons pu interviewer Jean-François Strzykala, directeur du CRSU de Lorraine, qui nous a expliqué le déroulement de la matinée et l’organisation générale :

Les règles du Karaté

Avant de poursuivre sur la compétition, Jeremy, un arbitre national lorrain, nous a rappelé les règles du Karaté. Le combat est remporté par le karatéka comptabilisant le plus de points à la fin des 2 minutes de combat. Pour valider les points, au moins deux juges sur quatre, situés aux quatre coins du tatami, doivent indiquer les mêmes points en même temps. A cela s’ajoute un arbitre principal qui a la tâche de séparer les combattants, donner des pénalités et faire en sorte que le combat se déroule dans les meilleures conditions. En cas de non-respect des règles les arbitres peuvent pénaliser les karatékas.

Ce championnat est une compétition de haut niveau mais malgré cela, Imana originaire de Moselle, âgée de seulement 15 ans était présente pour aider les arbitres au niveau des comptages de points et de l’appel des sportifs. Passionnée de Karaté, elle a commencé à arbitrer à 12 ans seulement !20170325_151033

Es-tu-sport ? a eu la chance d’interviewer Claude Mazzoleni, arbitre mondial depuis 2000 lors des Mondiaux de Munich, qui a supervisé la compétition se déroulant à Pont-à-Mousson. Au delà de ce championnat, il a la responsabilité du Grand-Est au niveau de l’arbitrage. Il est très fier que la Lorraine accueille cet événement, en effet « nous sommes très appréciés » dans le monde du Karaté ! Claude Mazzoleni nous a également appris, que depuis quelques années, la réglementation au niveau du coaching a évolué, en effet les coachs doivent désormais être diplômés, ceinture noire, licenciés et aussi entraîneurs du club.

Pour (re)découvrir leurs interviews :

 

Des combattants mais aussi des étudiants !

Maintenant que les règles sont claires, il est temps de se tourner vers les athlètes, avec Lyes Babaci, qui lors de l’interview était finaliste du championnat de France universitaire de Karaté mais qui juste après a remporté la compétition en tant que senior -60kg. Etudiant en 3ème année de STAPS spécialisé dans l’activité physique adaptée, à Nancy, il baigne dans ce sport depuis ses 6 ans, avec le temps il a gravi les échelons grâce à de l’entraînement et le soutien de sa famille. Il avoue au micro de Tom qu’il n’a pas pu vraiment se préparer pour cette compétition, « très peu de préparation, par rapport aux autres compétitions, à cause des aléas de la vie […], niveau scolaire très dur […] j’ai eu du mal à concilier les deux« . Après cette 3ème année un peu compliquée, il espère intégrer l’équipe de France, il voit vraiment le championnat universitaire comme un tremplin pour cet objectif.

Pour découvrir, la différence entre les différents championnats, son ressenti sur la compétition, sa vision sur son futur de sportif, c’est par ici :

On continue avec Jean-Nicolas Russo, doctorant à l’université de Haute-Alsace, qui a fini 5ème dans la catégorie -60kg senior. Après 3 ans de Karaté, il a repris cette année, après 8 ans. Il nous confie s’entraîner tous les jours et être satisfait de sa 5ème place « je me suis fait battre par le champion de la région Grand Est« . Jean-Nicolas nous explique ensuite l’histoire de l’équipement dans ce sport de combat, à la base les combattants n’avaient que le kimono et une ceinture. Au fil du temps les gants sont apparus, tout d’abord très fins comme dans les arts martiaux mixtes (MMA), maintenant les gants sont rembourrés. On a vu également l’apparition des protèges-tibias et protèges-pieds voir parfois d’un plastron, tout cela dans le but de se protéger mais également de protéger son adversaire.

 

Et le maire dans tout ça ?

20170325_160323Au delà des arbitres et des athlètes, Henry Lemoine, maire de Pont-à-Mousson et aussi vice-président de la commission des sports de la région Grand-Est était présent. Il est très content que ce championnat se déroule dans sa ville, il voit ça comme une reconnaissance pour le club mais aussi  « c’est une belle vitrine pour la ville« . Il nous apprend, au micro de Valentin, que la plupart des passages de grade de la région Grand-Est se font à Pont-à-Mousson. Cet événement est organisé par la ville, qui met à disposition la salle et différents équipements de sécurité, et par le CRSU qui est en lien avec la fédération de karaté. La compétition est une réussite selon lui malgré le peu d’inscrits.

Pour découvrir son interview :

Revenons maintenant aux combattants, Mike Masslo en 1ère année de STAPS à Metz, deux fois 3ème lors de cette compétition dans la catégorie senior -75kg, déçu de ses résultats « la finale était possible, je perds d’un point, mais ça arrive« . Au micro de Marius, il nous confie qu’il est plutôt difficile de vivre une journée de compétition comme celle-ci étant donné que les athlètes arrivent le matin et enchaînent les matchs lentement, plusieurs heures peuvent séparer deux rencontres. « Il faut rester dans sa bulle » selon Mike, il utilise pas mal la musique pour rester concentré.

Les filles aussi sont présentes !

On parle uniquement d’hommes depuis le début, mais les femmes sont aussi présentes pendant cet événement, la preuve avec deux sœurs, Lila et Marie Bui, étudiantes à l’université de Lorraine, qui ont remporté respectivement la médaille d’or et d’argent en Kata. Extérieurement, on pourrait croire que les Kata sont des combats imaginaires et c’est très souvent comme cela qu’ils sont perçus par les personnes qui ne pratiquent pas le karaté. En réalité, le Kata est un combat réel contre des adversaires imaginaires.  Les cinq arbitres et le combattant doivent vraiment sentir cet aspect “combat” dans les kata. Au delà de ça, la vitesse, la technique , la force sont des critères importants de la notation par les juges.  Mais revenons aux deux sœurs, qui sont en équipe de France, très contentes et fières d’avoir remporté ce Kata, elles expliquent au micro qu’il y a une certaine rivalité entre elles mais « avant on se coache et au final on se dit que c’est notre nom qui gagne« .

Prochaine échéance pour elles, dans un mois le championnat d’Europe qui se déroulera en Turquie, mais pour l’interview c’est maintenant :

On continue avec les filles, mais cette fois-ci on quitte la Lorraine pour Le Mans, avec Sara et Leila Heurtault et Gwendoline Philippe. Les deux sœurs ont fini en finale dans la catégorie Open. « C’est la première fois que l’on se retrouve ensemble en compétition […] que la meilleure gagne, on est plus sœur« . La finale a été très serrée, mais la concentration a joué un rôle décisif dans la victoire, à cela s’ajoute à la fatigue de la journée de compétition ! Gwendoline, 3ème dans la catégorie Open n’a que 17 ans et a « pu découvrir le monde des grands » en combattant dans la catégorie senior.

Pour (re)découvrir leurs interviews :

On peut féliciter tous les participants de la compétition mais aussi les étudiants de l’Université de Lorraine qui finissent avec 2 médailles d’or, 1 médaille d’argent en équipe et 3 médailles de bronze ! Les tatamis sont désormais vides mais les karatékas continuent les compétitions avec le championnat de France à Orléans, le 8 et 9 avril 2017!

Afin d’écouter l’ensemble de l’émission avec les interviews, les commentaires de match, suivez ce lien :

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