« ARRIVÉE DES DEEPFAKES SUR LA TOILE : FACEBOOK RÉAGIT »

 In Culture Geek, Politique et Société

Aujourd’hui, tout le monde ou presque possède un compte Facebook. Depuis ses débuts en 2004, l’application a connu de nombreux déboires en revoyant à plusieurs reprises son règlement, tentant de s’adapter à ses utilisateurs. Retour sur la dernière règle en date adoptée par l’entreprise : l’interdiction des vidéos truquées ou détournées. 

On ne présente plus le célèbre réseau social au fond bleu et blanc. Il est vrai que Facebook n’est pas vraiment réputé pour une totale transparence concernant son règlement. De nombreuses polémiques ont en effet fait réagir la toile au cours de ces dernières années, notamment avec de fréquentes modifications de sa politique de confidentialité. Rappelez-vous, c’est par exemple depuis 2016 que le réseau était au coeur d’un scandale qui impliquait une rémunération de ses jeunes utilisateurs (13-35 ans)  en échange d’une collecte de data ou autrement dit des données personnelles. Facebook a alors été accusé d’épier ses utilisateurs les plus crédules en les incitant à consentir à l’utilisation de leurs données. En échange de ces données, les utilisateurs se servant de l’application sous IOS et Androïd recevaient la somme de 20 dollars par mois.

C’est  finalement en janvier 2019, il y a un an à peine, que la société Apple a décidé de vivement réagir, estimant que Facebook avait « clairement enfreint » ses accords d’utilisation des applications de recherche. Face aux nombreuses critiques qu’à connu l’application de Mark Zuckerberg au fil du temps, il semble désormais que l’entreprise cherche à faire profil bas tout en se rachetant une conduite des plus exemplaires. 

TOLÉRANCE ZÉRO : FACEBOOK TENTE-T-IL DE REDORER SON BLASON ? 

C’est donc aujourd’hui mardi 7 janvier qu’une nouvelle règle d’un tout autre genre a été annoncée via un communiqué par le premier réseau social mondial. Cette règle implique les vidéos falsifiées ou modifiées de manière malhonnête, plus communément appelées des « deepfakes » ou bien « hypertrucage ». Mais que signifie ce terme encore peu connu des utilisateurs du net ?

L’expression « deepfake » a commencé à se démocratiser depuis novembre 2016, c’est-à-dire au moment où la technique de création de ces vidéos a été présentée. Ces vidéos ont également impliqué des cas de pornographie hypertruquée apparue en 2017 sur Internet. La méthode parait assez simple, bien qu’il faille avoir une certaine maitrise du montage de simulation des mouvements faciaux. Ce sont ces mêmes simulations qui seront transposées au millimètre près sur une personne-cible quasiment en temps réel, rendant l’illusion quasi parfaite. Les vidéos reconnues comme étant des deepfakes circulent principalement sur les deux réseaux sociaux les plus utilisés au monde : Facebook et Twitter. Suite aux nombreux scandales qu’ont suscité ces hypertrucages, une application appelée FakeApp a été mise en ligne depuis janvier 2018 afin de démasquer plus simplement les vidéos où les visages ont été permutés.

Facebook a donc décidé de resserrer la vis concernant la circulation des deepfakes, craignant pour ses utilisateurs, notamment après qu’un grand nombre de célébrités aient été incriminées comme l’ex président des États-Unis Barack Obama. Les règles de modération ont été durcies de la part de l’entreprise, les images de ce type seront strictement interdites à moins qu’il ne s’agisse de parodies. 

QUELLE SANCTION ENCOURUE SI VOUS PROPAGEZ UNE DE CES FAUSSES VIDÉOS ?

À partir des premiers jours de cette nouvelle année, si vous créez et/ou propagez des vidéos de type deepfake ( générées par de puissants logiciels) et qu’elle est rapidement repérée par un modérateur de Facebook il est probable que votre compte soit banni du réseau.

Face à l’importante élaboration de ces vidéos qui prêtent des actes ou des paroles à une personne de façon frauduleuse, les modérateurs de Facebook veilleront alors sciemment si l’auteur d’une potentielle deepfake a tenté de la faire passer pour authentique et feront preuve d’une tolérance zéro. 

Enfin, les risques de diffusion d’infox (information erronée) ont ainsi incité Facebook à investir il y a peu dans la recherche d’images générées par les intelligences artificielles, notamment dans le but de pouvoir détecter les fausses photos de profil des utilisateurs. En définitive, il semble qu’un éveil des consciences commence à aboutir en ce qui concerne la circulation d’informations diffamatrices, mais cela impliquera-t-il un réel impact dans le temps ?

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