AG fac de lettres : « faut pas être millionnaire pour venir étudier en France »

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Ce mardi 05 février a été voté le blocage de la faculté de lettres par l’AG. L’équipe de Stud’actu a reçu différents acteurs de cet évènement le soir-même.

 

Qu’est-ce qui a été proposé ?

Elisa, étudiante en 2e année et participante de l’AG, nous répond : « La répétition d’une AG la semaine prochaine, donc le 13 [février] à midi à la fac de lettres ; le soutien des professeurs qui sont déjà en grève et notamment dans le département de sociologie au sein du campus FST ; la création d’un comité de mobilisation »

On rappelle également que les activités administratives sont suspendues depuis ce mardi 05 février, notamment en département sociologie, et que les étudiants ont voté pour le blocage de la faculté de lettres. Nicolas Gregori, membre du FSU, syndicat national des enseignants du supérieur, nous précise que chaque action est à discuter en assemblée générale, sur l’effet qu’elle peut produire.

Pourquoi voter des blocages ?

Toutes les propositions ont été votées à la majorité des personnes présentes à l’assemblée générale. « Ce type de mobilisation est relative à ce que l’Etat nous fait subir […], explique Elisa, pour bloquer le système il faut aussi bloquer ce qu’on peut nous à notre échelle ».

La CGT était impliquée dans cette manifestation, par la présence de Christian, un de ses représentants. Il explique le fait que non seulement les étudiants sont concernés par la hausse des frais d’inscriptions des étudiants étrangers, mais également les enseignants et les personnes travaillant dans l’administration. « Si on retire les étudiants étrangers non communautaires de nombre de formations, ces formations vont s’arrêter. Si ces formations s’arrêtent, […] l’éventail des formations va se restreindre, mais ça veut dire aussi qu’on aura moins […] d’enseignants et évidemment aussi moins d’administratifs ».

« Un système à l’américaine »?

Donc « il y a un projet qui est de soumettre toute étudiante et tout étudiant à l’obligation de s’endetter pour commencer des études » d’après le représentant de la CGT. Elisa ajoute : « faut arrêter de déconner, faut pas être millionnaire pour venir étudier en France ». Enfin, Nicolas Gregori annonce qu’ « on est dans cette logique d’une privatisation large de l’enseignement supérieur en France et d’un financement des études par les étudiants eux-mêmes. Et c’est ça qu’il faut combattre, et que nous combattons ».

Retrouvez le lien de l’émission complète ci-dessous :

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