Retour sur le film « Bohémian Rhapsody », récompensé aux Golden Globes

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Elu meilleur film dramatique lors de la 76ème cérémonie des Golden Globes,  « Bohemian Rhapsody » a su se démarquer. Queen de nouveau à l’affiche.

Sorti en octobre 2018 au Royaume-Uni, « Bohemian Rhapsody » est un film dramatique et biographique, qui met à l’honneur Freddie Mercury. Lors des Golden Globes du 6 janvier 2019 s’étant tenue aux Etats-Unis, le film a remporté le titre de « meilleur film dramatique ». Cette 76ème cérémonie, organisée par la Holywood Foreign Press Association, a également élu Rami Malek, l’acteur interprète de la star du rock, au rang de « meilleur acteur dans un film dramatique ».

Retour sur un film qui met l’accent sur la quête identitaire, et  le processus personnel et musical pour devenir « Queen »

« Bohemian Rhapsody » , ou un film qui aborde de multiples aspects de la vie de l’artiste, son parcours, ses doutes et son ascension. Le tout, dans un bel équilibre entre musique et vie personnelle. Freddie Mercury, ou de son vrai nom, Farrokh Bulsara, est un artiste chanteur, interprète, auteur et compositeur, que l’acteur replace dans son cadre familial, puis musical. Moyen aussi de s’extraire d’une identité floue renvoyant à d’autres origines. L’artiste était le fils de fonctionnaires britanniques, aux traditions et origines issues d’Inde. Mais, et c’est ce que met le film en lumière, avec beaucoup de respect, le futur Queen était en quête de sa propre identité, son propre look, sa sexualité, sa propre emprunte musicale. Une quête émancipatrice qui le pousse à un dilemme: entre sa famille, surtout son père, et son « lui » en devenir. Un homme excentrique qui cherche à se trouver pour mieux s’assumer. Ses problèmes, ses interrogations puis ses aspirations pour sortir du déjà vu, du connu constituent l’axe principal du film. C’est d’ailleurs la touche touchante et sympathique de celui-ci, que l’on retrouve dans ce qui lie le chanteur à son groupe et les morceaux. Le roi du rock certes, mais aussi un affranchi des codes qui proviennent des industries et auxquels ni lui, ni son groupe, veulent se conformer. Ca passe ou ça casse. Faire de l »opéra », se travestir pour un clip, ou encore jouer sur plus de 4 minutes d’enregistrement, ne sont pas des barrières à conserver, mais des barrières à abattre pour laisser libre cours à la créativité artistique.

En groupe et en solo, parcours d’un artiste

« Bohemian Rhapsody », un nom de film qui utilise le titre d’une musique, permet de découvrir ou redécouvrir Queen sous une myriade de facettes. Autant de par le groupe formé en 1970 au Royaume-Uni, qu’en solitaire, et de nouveau en groupe qu’il rejoint à nouveau. Un parcours fait de camaraderie formée dans ce qui représente une nouvelle famille pour Freddie, et de détours, de frustrations, de distance, de remise en question. Il est compliqué de se frayer un chemin dans un monde empli de paillettes et d’immensité. Le film, de manière authentique, réussit bien à cadrer les dynamiques de groupe. On ne voit pas que Freddie Mercury tout seul, mais aussi lui dans le groupe. Et sans, une période où les autres membres et lui, mutuellement, se retrouvent dans l’ombre. Jusqu’à temps que l’artiste prenne la décision, vers la fin de sa vie, de le retrouver. Ce groupe qui fonctionne dans une combinaison unique.

Photo du groupe Queen, alors au Japon.

 

Leur dernière prestation sonne comme une reconnaissance totale, internationale et mythique. Un concert, ultime, en signe d’adieu à ses proches, sa famille et son public, où tous, pouvaient chanter à l’unisson « Bohemian Rhapsody ». Le dernier concert d’une dernière tournée nommée « The Magic Tour », le 9 août 1986. Autre évènement mythique qui clôture le film: le concert pour Live Aid de juillet 1985, ayant pour objectif de récolter des fonds contre la famine en Ethiopie.

Un drame qui n’est pas tombé dans le piège du « trop »

Dans un film autobiographique, et musical, il est souvent difficile de trouver un bon équilibre entre la musique et la vie personnelle, sans trop s’enfoncer dans un côté comme de l’autre. Les déboires, erreurs de parcours, et rencontres de mauvaise influence sont exposées dans ce film, sans toutefois tomber dans le « trop », c’est à dire, l’excès. Dans la plupart des films de ce genre, ont tendance à exploiter et surexploiter la perversité du milieu artistique et des industries: sexe, drogue, ou symptôme de « popularité qui monte à la tête »:  » la folie des grandeurs ». Au contraire, le réalisateur et producteur, Bryan Singer, a su rester correct en ne s’attardant pas exclusivement sur la bisexualité, la maladie de l’artiste, qui est déjà connue. Un gros point positif, qui révèle aussi l’évolution des mentalités. Il aurait été « facile » de tourner une sorte de documentaire sur l’orientation sexuelle ou encore sur le sida. Le film, par conséquent, est digne, respectueux de l’homme et de l’artiste, qu’est décédé à l’âge de 45 ans, des suites d’une pneumonie. C’était en 1991.

En Bref,

Un film touchant et magnifique, sur tous les plans. Une bonne réalisation et interprétation. Un film qui vaut bien son prix.

 

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