Parlons bien, parlons locaux, l’UNEF et l’Université de Lorraine en désaccord

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Depuis près d’un an, un « plan de réorganisation du campus » se dessine.  Cette année: place à l’action. Que nous dit l’Université? La directrice du campus, Christine Bocéréan, et le directeur de l’université, Pierre Mutzenhart, se sont exprimés à ce sujet.

« Plan de réorganisation du campus » veut dire « nouveaux locaux ». Oui mais, de nouveaux locaux à la place d’anciens occupés… L’UNEF, syndicat étudiant éjecté pour se retrouver à la MDE, n’a pas apprécié. Et n’apprécie toujours pas.

« Pas de délogement » de l’UNEF mais un « réaménagement des locaux »…. pour un foyer étudiant

Pierre Mutzenhart est notre premier interrogé. Pour lui la « lutte de symboles » revendiquée par l’UNEF, n’est pas légitime. Ce qui compte, c’est le concret: les besoins des étudiants. Enfin, les besoins nouvellement pris en compte. Il se défend en rappelant les bonnes conditions de relogements mises en œuvre. Un local certes à la MDE, mais avec plus d’espace. Voici ses mots, succincts:

 

 

Le blocage de l’année dernière en cause? Une punition contre l’UNEF? C’est ce que le syndicat pense. La réponse de Christine Bocéréan, directrice du campus, n’est pas du tout de cet avis: « Alors là pas du tout. Y a pas de punition! » , assure-t-elle, laissant échapper quelques petits rires. D’autant que « le blocage étudiant était juste soutenu par l’UNEF, et d’autres organisations syndicales ». Si fautif il y a, l’UNEF n’est donc pas le seul coupable. Même si là encore, la culpabilité n’est pas attestée. Il s’agissait lors de ce « holdup de 3 jours » d’une majorité « d’étudiants non syndiqués« , qui d’ailleurs avaient pour revendication la création d’un tiers lieu étudiant: un foyer étudiant.

Toutefois, la directrice tient à rappeler: la « place importante, primordiale du syndicat« . De plus, l’UNEF n’est pas le seul concerné. Ce n’est pas une mais deux associations qui ont dû migré à la MDE en ce début de janvier. « Ils se retrouvent dans un local très accueillant, neuf, plus grand que le local actuel ». Adoptant une posture presque bienveillante, comprenant l’enjeu de chaque parti et acteur de la situation, elle rajoute que « l’UNEF sait très bien que je les soutiens dans leurs démarches« . Elle-même ayant été, plus jeune, membre de l’UNEF. Mais surtout, engagée dans une association syndicale.

Oui mais, le manque de visibilité dont parle l’UNEF?

Christine Bocéréan : « Et leur peur de ne pas être repérés par les étudiants parce qu’ils ne se trouvent plus au centre du campus, je pense qu’elle va rapidement s’estomper parce qu’on va mettre une grande affiche, une grande pancarte pour indiquer où se trouve l’UNEF » . »Je ne pense pas que ces deux cent mètres de plus pour trouver le local de l’UNEF qui va faire que les étudiants n’auront plus besoin d’aller chercher de l’aide auprès de l’UNEF« .  Elle conclue : « Je suis sûre que le étudiants continueront à aller demander à rejoindre l’UNEF et demander toutes les aides que l’UNEF pourra leur apporter, même s’ils sont logés, à 200 mètres de leurs anciens locaux«  . Appui sur les « 200 mètres » parfaitement audible.

« Nous allons mettre en place un foyer étudiant ».

Le foyer étudiant, est un idée qui avait été revendiquée l’année dernière, lors des blocages. « Ce coup de force a permis de nous ouvrir les yeux ». L’université n’y avait pas pensé. Pourtant, un foyer étudiant, c’est un lieu de rassemblement, souvent de convivialité, accessible à tous et ouvert en tout temps. Et aussi, un lieu chaud pendant l’hiver. De repos, quand la fatigue prend. Et puis un lieu qui peut servir à faire réchauffer les petites gamelles pour les estomacs estudiantins souffrant d’horaires aléatoires. Ah, et un petit lieu de travail, dans lequel parler à haute voix n’est pas gênant. Celui-ci sera « bien équipé‘: microonde, lavabos et prises électriques sont prévus.

Le provisoire: Il y a « Déjà un foyer provisoire en A015« . « C’est le minimum mais au moins les étudiants, lorsqu’il fait froid, peuvent se regrouper là ». Plus tard, quand les travaux seront finis, la salle redeviendra une salle de cours.

… Et une épicerie solidaire, qui « Ouvrira également en septembre » 2019.

C’est « une avancée pour le campus de créer des lieux pour les étudiants« , résume fièrement Mme Bocéréan. C’est en salle A028, que l’épicerie solidaire s’érigera. « Les discussions et les travaux ont déjà commencé et donc elle ouvrira à partir du 1er septembre également« .

Un projet commun, « communautaire »: « du campus »

Cette idée, c’est le Président Mutzenhart qui l’a signifiée, inspiré de tout en réseau en route. Une épicerie solidaire, que l’on nomme « AGORAé » ou agora étudiante, et qui existe déjà à Metz. Une autre se trouve aussi à Nancy. Et c’est Fédélor, association rivale de l’UNEF quant aux élections, qui en assure le soutien logistique. Encore une chose qui passe mal pour la président du syndicat, qui ne souhaite pas y participer. Christine Bocéréan a en effet proposer dans ce cadre « solidaire », du « commun », à l’UNEF, et d’autres associations, y compris certaines non labellisées, d’y travailler activement. L’UNEF y a renoncé. Pour cause: concurrence syndicale et une épicerie qui ne serait pas accessible à tous.

Christine Bocéréan: « Tous ensemble, ce sera vraiment l’épicerie solidaire du campus« . « En juillet c’était plutôt une réponse positive, maintenant c’est négatif. Je suis désolée de cet état de fait« . La proposition tient toujours: « Si vous voulez en être, c’est le moment ».  Pour une tête d’affiche partagée.

Le fonctionnement?

L’épicerie solidaire ne sera certes pas ouverte à tous, peut-être cela pourrait être un point à améliorer, mais en tout cas, elle le sera pour les étudiants les plus démunis.

Christine Bocéréan: « Il y a une assistance sociale qui sera sur le campus et qui va déterminer qui aura la possibilité de se rendre à l’épicerie solidaire. Donc, avec la déclaration de ressources des étudiants. C’est pas une question d’être boursier ou pas boursier puisqu’on peut être boursier et s’en sortir et pas boursier, pas s’en sortir. Donc il y a ce qu’on appelle un « reste à vivre » qu’est calculé » par jours [jusqu’à la fin du mois]. Et quand en-dessous d’un certain nombre d’euros, en l’occurrence je crois que c’est 8 euros, de « reste à vivre » par jours, c’est à dire une fois que vous avez enlevé votre loyer, et vos transports, […] vous pouvez vous rendre à l’épicerie solidaire. Vous pouvez acheter dans cette épicerie pour l’équivalent de 8 euros par mois et les produits sont vendus à 10% de leur prix [les produits à -90%]« . « En gros ça veut dire que vous pouvez dépenser dans l’épicerie pour 8 euros, ce qui équivaut à 80 euros si vous alliez faire les courses dans une grande surface« .

« Elle sera aussi adressée aux étudiants de la fac de droit et à l’IUT Charlemagne »

Un concept qui pourra en aider plus d’un. D’autant qu’on le sait, la situation des étudiants, c’est pas toujours un conte de fées.. (ironie)

EN GROS: Foyer étudiant à la place des locaux associatifs et syndicaux. A028, salle remplacée par l’épicerie solidaire.

Ici, retrouvez le lien de l’article parlant de la réaction de l’UNEF….

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