Les coups de coeur de Terres du Son 2016

 In Musique

Morgan Servant est parti cet été couvrir le festival Terres du Son du 8 au 10 juillet 2016 à Tours. Sur place, avait lieu une émission avec plusieurs radios du réseau Radio Campus France.

Les coups d’cœur :

Ibeyi

Afficher l'image d'origine

Le soleil tape fort au domaine de Candée quand la masse s’approche, curieuse, vers la scène du Ginkgo. Il est 18h30, un piano éveille la foule et la première sœur arrive, accompagnée par la divine voix de sa jumelle qui vient combler ce quasi silence. Alors que je sortais en courant du stand Icare (où j’épluchais des pommes de terre, parce que oui, on est comme ça aux Terres du Son) BREF, 100m me séparent encore des deux sœurs et pourtant l’émotion, elle, est déjà là dans mon ventre, dans mes tripes. C’est une interprétation des plus chaleureuses, du titre bien connu « River » qui nous rassemble tous de prima bord au devant de la scène. Les enfants ici, chantent et dansent autour de leurs parents, qui d’un regard bienveillant, laissent s’échapper quelques petits déhanchés en surveillant de loin les petits monstres. Rigolo. Lisa K. et Naomi continuent ensuite avec des morceaux tendres, puissants mais doux, comme « Mama Says » ou encore « Oya » successivement dédiés à leur mère, puis à leurs sœurs, à ceux qui sont partis trop tôt, et pour finir à nous tous. Le dernier quart d’heure s’écoule comme des larmes sur une joue. Un moment bluffant de pureté, de simplicité et d’émotion duquel on ne se rend compte qu’une fois l’instant passé. Plaisir éphémère. Les sœurs profitent d’une dernière occasion pour remercier et saluer l’équipe du festival au grand complet, ingé son, lumière, bénévoles, tout l’monde y passe ! Même toi spectatrice hystérique scandant le prénom de « Lisa Kaindre », le rappel t’est même directement dédicacé. Comme une énième preuve de générosité et pour conclure ce show tout en augurant du meilleur pour le reste de la soirée, Ibeyi revient avec « River », mais cette fois c’est une version complètement différente, beaucoup plus rythmée, plus Hip hop, et nous shakons nos booty avec allégresse pour marquer la fin de ce live, carrément magique.

Guts

Afficher l'image d'origine

Depuis ma rencontre avec les bénévoles, une phrase m’a été répétée au moins une centaine de fois : « Morgan, tu n’peux pas rater Guts ». En effet, pire que de ne pas connaître l’artiste et son équipe, j’avais en plus fait l’erreur de ne pas remarquer ce nom dans la programmation TDS 2016. Bon tu sais ce qui se passe en général quand tout l’monde n’arrête pas de te dire d’aller voir ce super nouveau film au cinéma… Tu luttes une semaine, et puis dans un élan de « on verra bien », tu cèdes, et une fois le méfait accomplie, la déception n’a d’égale que ton envie de ne plus jamais réitérer. Et bien Guts, c’est l’exact opposé ! Un producteur de génie qui met en scène des talents hors norme venant d’horizons et de pays différents, un style vraiment frais et à la fois très lourd, Guts, c’est clairement la surprise, la claque dans tes dents de ces trois jours de folie. Le morceau « Want it Back » t’apporte la dose de Hip hop qu’il te manque depuis toujours en plus de te mettre dans ce ‘summer mood’ ultra rafraîchissant qu’on aime tant. Et quand le génie sort de sa lampe, il n’y va pas avec le dos de la cuillère comme on dit, puisqu’en un peu plus d’une heure (qui passe comme 10 minutes) l’Artiste te présente des styles de musiques qui prouvent son éclectisme total. Après le Hip hop, le monsieur accueille sur scène son ami Leron Thomas pour interpréter le morceau ultra Groovy « Man Funk » avec lequel n’importe quel fan de coupe afro et de pantalon patte d’eph’, trouve son compte en quelques secondes ! Pour plus de poésie musicale et peut-être aussi pour montrer une partie de ses valeurs, Guts nous lâche ensuite « Aimer sans Amour », et là, j’vous l’avoue honnêtement, j’ai fondu. Valeurs de partage artistique, d’échange, culture over-internationale, je n’ai d’autre choix que de faire de Guts l’un des nouveaux membres de mon top ten personnel. L’homme m’a largement convaincu lorsqu’il décide d’en rajouter une couche, en jouant la « Brand New Revolution » qui s’empresse de faire sauter tout le monde devant la scène ! Quel Live impressionnant !

Rone

Afficher l'image d'origine

Les festivals de la taille des Terres du Son, ont pour habitude de se fournir des scènes « by night » assez efficaces et cette fois, la barre était très haute. Le diabolique pilier de l’electro français (Mr Oizo) étant présent, le niveau à atteindre ce weekend là, était des plus sérieux ! D’autant plus que Quentin Dupieux a, comme a son habitude enflammé la scène avec ces beats démoniaques ultra reconnaissables. Je connais bien la musique de Rone mais n’avais pas eu l’occasion jusque là de la découvrir en live, et je dois avouer avoir émis quelques réserves. Contre toutes attentes, les morceaux comme « Bye Bye macadam », « Parade », ou encore « So So So » dont les versions studios, sont assez « tranquilles » m’ont complètement transcendé en Live, leurs rythmiques semblaient plus compliquées, la foule était en délire total, bref, une grosse surprise. Rone ne s’arrête pas au fait de casser les préjugés puisqu’il en profite également pour faire découvrir ce qu’il a dans l’ventre avec des morceaux carrément plus violent, comme cette version offerte de « Vood(oo) » qui prouve sans détour que Rone n’a pas à rougir devant les anciens de l’électro, au contraire, nous devrions nous montrer enthousiastes et reconnaissants au vue de ce qu’il pourra faire de l’électro à l’avenir. Très belle performance Live.

Souljazz Orchestra

Afficher l'image d'origine

Déjà à 14h, pendant leur balance, festivaliers et bénévoles se demandent « Mais c’est quoi ce son de malade ?! » C’est très, très, très, mais alors vraiment très intrigués que chacun d’entre nous s’approcha au commencement du concert. Le sextuor canadien nous balance alors à tour de rôle, Funk, Jazz, Zouk, puis Soul et c’est sans laisser de répit à nos jambes déjà engourdies qu’on attaque la deuxième partie du concert. Tout ces styles fusionnent un à un pour nous combler de good vibes, good feelings. Il fait plus de 30° dans la plaine et pourtant tout le monde danse saute partout, certains en profitent même pour sortir leurs plus beaux combos collés/serrés. Souljazz Orchestra est sans nul doute une composition pleine de surprises, torride, qu’il faut suivre à tout prix.

Les coups d’mou :

Panda Dub 

Afficher l'image d'origine

Le pays tourangeau connait bien la Dub music, son public est largement familier avec les mouvements de basses puissants et linéaires. Ainsi Panda Dub comble la scène propul’son dès 21h et nous enjaille directement avec d’anciennes productions très électroniques. Les dreadeux et dreadeuses du coin s’amoncèlent au devant de la scène, si bien que le public commence à ressembler à un amas de nœud. Un amas qui bouge, assez lentement. Avec son concept de Live band, plutôt inhabituel dans le milieu Dub, le Panda nous propose des mouvements Dub acoustiques de qualités, mais qui se répètent légèrement. Sans surprises le groupe quitte la scène, en feu une heure et demi plus tard. Le public passera prêt de 5 minutes à quémander un rappel, qui ne viendra jamais.

Casseurs Flowteurs 

Afficher l'image d'origine

Avec plus d’une demi-heure de retard sur leur monté en scène, le duo Orelsan / Gringe nous invite dans leur théâtre de l’absurde et du quotidien du « jeune d’hier et d’aujourd’hui ». Les punchlines de nos deux ambianceurs, sont bien fournies en insultes, blagues vaseuses, et stéréotypes téléphonés. Et ça plait ! Malgré l’attente quasi irrespectueuse, les fans affluent de chaque direction pour venir prendre leur dose de Casseurs Flowteurs. Le show est cependant bien triste, presque mélancolique et Orelsan n’affiche pas une forme remarquable quand il interprète le morceau « des histoires à raconter ». Un show plutôt décevant en somme.

Retrouvez l’émission spéciale réalisée en direct du festival avec Radio Campus France :

Recent Posts

Leave a Comment


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Start typing and press Enter to search