Critique Flash – Spotlight – Tom McCarthy

 In Sorties culturelles

Après avoir vu (et légèrement adoré) Spotlight de Tom McCarthy, je m’extasiais tellement à l’idée d’écrire une critique que j’étais également à deux doigts de perdre tout recul sur celle-ci.

spotlight

Sans plaisanter, ce film m’a mis dans un état de fan boyisme cataclysmique et si je n’avais pas eu la chance de regarder la vidéo d’InThePanda sur le sujet (https://www.youtube.com/watch?v=feoEM8Cy-OY) en amont, j’aurais sans doute rédigé l’article le plus mélioratif qui soit. Alors publiquement, merci à toi mon petit InThePanda pour cette bouée de sauvetage. Aussi, mais vous l’aurez sans doute compris, je lui dois une grande part de ma vision finale et prendrai soin de préciser quels éléments de cette analyse sont les siens.

Spotlight raconte l’histoire d’une équipe de journalistes d’investigation au Boston Globe, dont l’enquête s’étalant sur toute l’année 2001 a révélé au grand public une série de viols commis par des prêtres. Comme si le scénario ne se suffisait pas à lui même, on a le droit à un casting de première classe avec notamment Michael Keaton et Mark Ruffalo en personnages principaux. Dans sa vidéo, InThePanda mentionne le combo Mark Ruffalo / scénario comme le gros point fort de Spotlight et fait référence aux autres aspects (mise en scène, musique) comme étant un tantinet fades et académiques. Avec le recul, je dois admettre que je suis d’accord avec lui et je suis également d’accord avec le fait que ces remarques ne doivent pas rebuter le spectateur pour autant. Donc Spotlight a beau être classique dans sa forme, son fond est réellement passionnant (cette phrase est totalement tendancieuse).

Comme indiqué plus haut, l’histoire de Spotlight se suffit à elle même. C’est typiquement le genre de scénario inspiré de faits réels qu’il est important de raconter et qui ouvre les yeux du spectateur, un peu comme avait pu le faire The Big Short d’Adam McKay. Il faut également avouer que l’ensemble est bien écrit. Il y a du rythme, on montre ce qui doit être montré, et l’enquête accroche tellement qu’on ne voit pas le temps défiler. Mais en disant ça on a pas dit grand chose.

Dans sa globalité, Spotlight retranscrit habilement les réalités du monde journalistique liées à la justice, à la hiérarchisation d’articles, et à l’investissement personnel d’un ou d’une journaliste au sein d’une enquête. Par exemple, le film va avoir l’intelligence de ne pas montrer (ou que très peu) la vie privée des enquêteurs afin de faire transparaître l’implication de ces derniers dans leur travail. Également, ce qu’on peut nommer le frisson journalistique (désignant ces moments d’euphorie où un personnage met la main sur un nouvel élément clé) balise l’œuvre et participe à son rythme global. Enfin, le décor et les réalités des années 2000 (comme la démocratisation d’internet par exemple) ont bien été portés à l’écran, et offre l’occasion de quelques clins d’œils sympathiques (et d’autres moins) afin d’encrer définitivement le film dans l’époque voulue.

Bref, malgré qu’il faille toujours minimiser ses propos lorsqu’on souhaite être objectif, Spotlight est un très bon film qui, bien que gentillet sur la forme (merci à InThePanda !), fonctionne bien et mérite vraiment d’être vu.

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