Moment privilégié pour les nouvelles sages-femmes

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Le vendredi 30 juin 2017 était une journée particulière pour les étudiant(e)s sage-femmes de la ville de Metz. Ou plutôt, les ancien(ne)s étudiant(e)s, puisqu’en cette journée ces personnes sont officiellement devenues des sage-femmes diplômées. Pour l’occasion, Lammba, l’association des étudiant(e)s sage-femmes, a organisé un cocktail pour les jeunes diplômé(e)s à la résidence Pilâtre du Rozier. De quoi en apprendre un peu plus sur un métier malheureusement trop méconnu.

La soirée était ainsi découpée en plusieurs parties. Dans un premier temps, les jeunes diplômé(e)s se sont retrouvé(e)s autour d’un buffet autour duquel ils ont pu discuter de leurs études passées ainsi que de leurs projets d’avenir. La soirée s’est ensuite enchaînée sur un tirage au sort, fait en partenariat avec BFM ainsi que la MACSF. Etait à gagner un clavier bluetooth ainsi qu’un bon de 100 euros à dépenser à la Fnac. Enfin, l’émotion étant de rigueur, différents représentants de Lammbda sont venus délivrés un court discours, adressant leurs félicitations et leurs voeux de bonheur à des jeunes. La soirée s’est ensuite terminée dans un cadre moins solennelle, dans un bar de Metz.

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L’une des représentantes de Lammba, Ophélie Jacquel, vice-présidente, a accepté de répondre à quelques-une de nos questions :

RCL : « Pouvez-vous nous parler de la manière dont on devient sage-femme en France? »

Ophélie : « Il s’agit d’une formation sur concours aux places très limitées. La première année se passe en PACES, et est donc commune à la majorité des formations médicales. Une fois ce cap passé, il s’en suit alors 4 ans d’études. »

RCL : « Qu’est-ce qui différence le gynécologue ou le médecin de la sage-femme? »

Ophélie : « Le gynécologue et le médecin vont s’occuper de la patiente d’un point de vue pathologique, là où la sage-femme est plus à même de s’en occuper d’un point de physiologique. C’est à dire que là où un médecin pourra paraître froid et impersonnel, la sage-femme pourra faire un vrai suivi sur toute la grossesse, accompagnant la femme dans ses différentes étapes et la rediriger si besoin est. »

RCL : « Pensez-vous que le métier de sage-femme puisse être un métier d’homme? » 

Ophélie : « Complètement. C’est dommage que les hommes soient si peu nombreux, actuellement nous en comptons seulement un dans notre promotion d’une trentaine de personnes. J’aimerais vraiment encourager les hommes qui veulent devenir sage-femme et qui ne le font pas par peur des préjugés à le faire »

RCL : « Qu’est-ce qui toi, t’as donné envie de devenir sage-femme? » 

Ophélie : « Originellement, je voulais devenir pédiatre. Mais il manquait un aspect important, le social, ce que j’ai davantage retrouvé dans le métier de sage-femme -et c’est ça qui m’a attiré- »

RCL : « En quoi le métier de sage-femme est-il en difficulté? »

Ophélie : « Premièrement, il faut savoir, comme je l’ai précisé, que la formation de sage-femme est une formation assez difficile. A cela se rajoute un autre état de fait : on souffre d’un énorme manque de reconnaissance Les journées sont longues et le salaire n’est pas celui d’un médecin -alors que nous avons tout de même près de 5 ans d’étude avant de pouvoir exercer-. Oui, le plus dur, c’est vraiment le manque de reconnaissance. »

 

Nous adressons bien évidemment toutes nos félicitations aux nouveaux/nouvelles diplômé(e)s.

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