Exposition « Carrefour des Arts », du Samedi 14 octobre

Le samedi 14 octobre dernier, sous un soleil radieux, se tenait l’exposition du Carrefour des Arts dans les locaux de l’association Carrefour à Metz, juste en face des Trinitaires. Avec la participation d’Amina, de Marine et de Cynthia, Radio Campus Lorraine a eu l’occasion de rencontrer six artisans d’art et d’en apprendre plus sur leur passion, voire leur métier. La plupart de ces artisans d’art présents ce samedi s’étaient déjà croisés sur les Journées Européennes des Métiers d’Art, que vous avez pu suivre sur notre antenne.

Une formation d’ébéniste

 Premièrement, nous avons fait la rencontre d’Arnaud Hildt, ébéniste et élève au centre de formation « Les Compagnons de Walser ». Cette école forme de futurs ébénistes restaurateurs à travers un parcours allant de 1 à 3 ans.
La présence de son stand sur cette exposition consitait à montrer ses talents grâce aux pièces qu’il présentait à travers un travail d’incrustation. Leur travail est principalement centré sur la marquetterie de cuir. Une dizaine sont en formation continuellement dans l’école. Enfin, ils participerpont à une exposition en mars 2018 à Dubaï.
Vous pouvez les contacter sur leur site internet , ou encore sur leur page Facebook.

Une mosaïste d’art passionnée

 L’équipe de Radio Campus Lorraine a ensuite invité autour de sa table Anne-Marie Kieffer, mosaïste d’art. Elle travaille seule et a un atelier à son domicile. Elle vend dans une boutique partagée sur Metz, où ils sont trois artisans d’art.
Anne-Marie nous a expliqué qu’être mosaïste, c’est utiliser différentes sortes de matériaux variés, comme le marbre, la pâte de verre, ou des morceaux de céramique, qui sont coupés et assemblés de façon à former un tout.
La représentation finale est soit quelquechose de figuratif (arbre, bouquet de fleur, portrait), soit quelquechose d’imaginaire, de plus contemporain. De son côté, notre deuxième invitée préfère la mosaïque contemporaine: elle aime créer des assemblages et préfère que les gens interprètent à leur manière son travail.
Sur son stand, elle expliquait sa passion aux différents visiteurs, de façon à créer un lien avec eux.
Elle s’est orientée dans la mosaïque car elle en avait marre de son ancien job qui était monitrice d’auto-école, et elle avait envie de se recentrer sur sa réelle passion qui était l’art. Cela fait maintenant dix ans qu’elle est mosaïste d’art.
Elle a un book avec ses réalisations passées mais chacun peut la contacter si des idées leur viennent, et discuter des matériaux, du format ou des couleurs voulues.
Les travaux se font principalement sur bois, mais peut aussi effectuer des réalisations avec de la pierre de jaumont, de la porcelaine, du verre, de l’inox
Le temps de travail est très différent en fonction des réalisations qu’elle produit: cela peut durer quelques minutes pour les petites pièces, à une dizaine d’heures pour une sphère, ou jusqu’à 80 heures pour un tableau.
Pour devenir mosaïste d’art, vous pouvez faire des stages chez des mosaïstes confirmés afin d’apprendre la technique, mais après c’est la création et l’imagination qui priment.
Enfin, Anne-Marie Kieffer expose de façon permanente sur Metz, et prochainement sur Thionville.
Vous pouvez contacter Anne-Marie Kieffer sur sa page Facebook!

De l’usine aux expositions

 Par la suite, nous avons reçu Amid Claudon, créateur de bijoux pour son entreprise Oxy-Genes. Il est artisan d’art depuis 20 ans et est installé dans un petit atelier à Nancy. C’est la première année où il a participé au Carrefour des Arts.
Il fabrique des bijoux en laiton (à base de cuivre et d’étain) pour lesquels il utilise des pierres naturelles (verre, cristal, céramique) qu’il vend ses produits sur des marchés artisanaux ou dans des offices de tourisme.
Amid Claudon a aussi travaillé pour les réunions des musées nationaux, ce qui lui a permis d’être exposé au musée d’Orsay à Paris et dans les musées des beaux arts en France.
Il a notamment exposé à Paris, à Bordeaux, à Montpellier, ou encore en Italie.
Au départ, il travaillait à l’usine: il était chaudronnier-soudeur, puis il a fait la rencontre d’un ami bijoutier qui lui a appris à mettre en forme colliers, bracelets… puis il avait déjà la base des connaissances pour la confection technique de bijoux.
Il travaille seul mais il lui arrive parfois de former de jeunes stagiaires.
Sa clientèle est variée, même si évidemment, les bijoux s’adressent souvent aux femmes; ses bijoux sont du style art nouveau.
Il sera présent sur les marchés de Noël en fin d’année et dans une exposition qu’il organise à Nancy, qui se passera au Palais du gouverneur, en partie car il est vice-président de l’association des artisants d’art français qui organise cet événement les 9 et 10 décembre, près de la Place Stanislas. Enfin, du 10 novembre au 10 janvier, vous pourrez le retrouver dans un magasin éphémère aux galeries Saint Sebastien à Nancy.
Vous pouvez retrouver l’entreprise Oxy-Genes sur son site internet ou sur sa page Facebook!

En communion avec le bois

L’équipe de Radio Campus Lorraine a ensuite fait la rencontre de Jean-Pierre Riquet, tourneur sur bois, pour son entreprise « Au-delà des arbres ». C’est une entreprise de tournage sur bois, de service (il travaille pour des gens qui viennent le trouver pour de la restauration), mais aussi de formation (il forme des jeunes ou il fait des reconversions professionnelles).
Cela fait une trentaine d’années qu’il pratique le tournage sur bois, son entreprise a été créée en 2008.
De base, il était infirmier pendant une trentaine d’années mais il voulait vivre sa passion, il a donc fait une reconversion professionnelle, ce qui lui permet aujourd’hui de vivre de sa passion.
La plupart des gens qui viennent à sa rencontre sur son stand sont des passionnés.
Jean-Pierre Riquet est situé à la Grange aux bois, à côté du Technopole à Metz, où il travaille seul.
Il est le seul formateur de tournage sur bois en Moselle, il reçoit des demandes de formation tout au long de l’année, surtout dans le cadre du CAP Art du bois, option tournage.
La volonté est selon lui la seule clé pour réussir le processus de cette formation.
Tom se demandait à l’antenne s’il y avait une rivalité entre tourneur et ébéniste, mais d’après M. Riquet, il y a, au contraire, une complémentarité entre les deux. En effet, l’ébéniste a besoin du tourneur pour la confection de certaines pièces.
N’importe qui peut venir dans son atelier pour une simple visite afin de découvrir sa passion, sur prise de rendez-vous.
Vous pouvez retrouver « Au-delà des arbres » sur deux sites internet:
-le premier, où figurent une présentation de la formation proposée par M. Riquet, ainsi qu’une galerie de ce que les stagiaires ont pu faire durant leur formation;
-le second, qui est plutôt une boutique, où l’on peut acheter ou commander des produits confectionnés en atelier.

Une rêve devenu réalité

Ensuite, c’était au tour de Bruno Amicone de passer derrière les micros de Radio Campus Lorraine, il est spécialisé dans la maroquinerie, et plus particulièrement dans les ceintures.
Son entreprise s’appelle Noemi Liberti, et est implantée à Bar-le-duc. Ce créateur de maroquinerie travaille principalement sur les ceintures, les bracelets ou encore les sacs. Bruno Amicone exerce depuis un peu plus de dix ans, il a suivi un cursus dans une école de luxe à Romans-sur-Isère, même si de base, il était électro-technicien.
Il est venu au Carrefour des Arts présenter une collection de ceinture pour femmes, en cuir francais.
M. Amicone a tout de même travaillé avec LVMH et Hermès.
Pour annoncer sa présence au Carrefour des Arts, il a notamment lancé une campagne de pub sur les réseaux sociaux pour l’événement. Il travaille avec deux employés et propose une formation de cordonnier bottier et maroquinier sur Metz.
Issu d’une famille italienne, son père lui conseillait de s’orienter vers un métier lui permettant de bien gagner sa vie, il faisait seulement de la couture par passion et au bout de 17 ans il s’est totalement réorienté dans la maroquinerie.
Vous pouvez retrouver ses produits dans sa boutique à Bar-le-duc, ouverte cinq jours sur sept.
Vous avez également la possibilité de retrouver la marque Noemi Liberti Paris sur sa page Facebook!

Retransmettre sa passion tout en apprenant

Les deux derniers artisans que nous avons eu la chance de rencontrer s’appellent Jean et Théo, respectivement ébéniste et charpentier, en formation chez les Compagnons du Devoir, à Nancy.
Jean, tout juste vingt ans nous vient de Paris, et c’est sa troisème année de formation chez les Compagnons du Devoir.
Théo, quant à lui, a 25 ans, nous vient de Saint-Dié-des-Vosges et suit une formation depuis maintenant un an; issu d’une formation en génie civil, s’est reconverti dans la charpente.
Ils sont venus au Carrefour des Arts afin de présenter leur savoir-faire et le fonctionnement de leur école.
Ils sont sept a être formés à Metz et une cinquantaine d’élèves suivent leur formation à Nancy, dans 29 métiers différents; ils sont au total plusieurs milliers d’élèves dans toute la France.
Le « compagnonage » est un système de retransmission du savoir-faire qui perdure depuis des millénaires (les premières traces remontent à la construction de cathédrales) et leur objectif est de transmettre ce savoir-faire: les élèves, au début de leur formation, aprennent un savoir-faire et au bout de trois ans de formation, c’est à eux de retransmettre ce même savoir-faire aux élèves en début de formation.
Ils proposent des portes ouvertes en Janvier et en Juin à leur siège situé à Jarville-la-Malgrange, près de Nancy, où vous pourrez rencontrer tous les jeunes des différents métiers afin d’avoir plus d’informations. Afin de découvrir plus en détail les Compagnons du Devoir, n’hésitez pas à visiteur leur site web!

Une organisation bien menée

Pour finir cette journée en beauté, nous avons pu reçevoir Olivier, l’organisateur responsable du pôle insertion de l’association Carrefour; il gère notamment le « plateau de jour », plateforme qui accueille en journée les jeunes hébergé chez eux, qui ne sont ni scolarisés, ni en formation et sans emploi.
La journée a été organisée à l’initiative des Compagnons des Walser qui, suite a la journée européenne des métiers d’art d’avril dernier, l’ont solicité pour monter une grande exposition avec les artisants d’art. L’objectif est double, faire connaître ces métiers d’artisans d’art, souvent inconnus du grand public, mais aussi de constituer une équipe des jeunes résidents a carrefour pour les aider à organiser cette manifestation. Le beau temps aidant à attirer de nombreux visiteurs, la journée de samedi a été globalement satisfaisante selon lui.
Cette journée a accueili 16 artisans, ainsi que les Compagnons du Devoir, elle est organisée pour la deuxième fois concernant les métiers d’arts, en dehors des Journées européennes des métiers d’arts, qui sont, elles, organisées depuis environ cinq ans.
L’aide des jeunes de l’association Carrefour a été très précieuse afin d’attirer et de guider le public lors de ce week-end.
N’hésitez pas à consulter le site de l’association Carrefour, ainsi que sa page Facebook!

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